APPEL À CANDIDATURES – Atelier de formation

Atelier de formation inaugural entièrement financé sur la protection du droit à la culture dans les zones de conflit et les zones rurales en Afrique

Arusha, Tanzanie | Du 12 au 16 octobre 2026

Le site Institut africain de droit international (AIIL) invite les professionnels, praticiens, universitaires et acteurs locaux possédant les qualifications requises à poser leur candidature pour participer à son premier atelier continental de formation sur “ Protéger le droit à la culture dans les zones de conflit et les zones rurales en Afrique ”,” qui se tiendra à Arusha, en Tanzanie, du Du 12 au 16 octobre 2026.

Partout en Afrique, les conflits armés, l’extrémisme violent, les déplacements forcés, les trafics illicites, la dégradation de l’environnement, les activités extractives, le changement climatique et la marginalisation des communautés rurales et autochtones continuent de menacer le patrimoine culturel, les savoirs traditionnels, les langues, les identités culturelles, les lieux sacrés, les terres ancestrales et la capacité des communautés à participer librement à la vie culturelle. Bien que les cadres juridiques internationaux, régionaux et nationaux offrent des protections importantes, d’importantes lacunes juridiques, institutionnelles et opérationnelles subsistent.

Cet atelier réunira environ 42 participants soigneusement sélectionnés venus de toute l’Afrique afin d’analyser ces enjeux, de renforcer les capacités professionnelles et d’élaborer des recommandations concrètes et fondées sur le droit, visant à assurer une protection efficace des droits culturels dans les zones rurales et touchées par des conflits. Il s’agit de la phase inaugurale d’une initiative plus large et à long terme de l’AIIL consacrée à la protection des droits culturels en Afrique.

Objectifs de l'atelier

Cet atelier a pour objectif :

  • renforcer la compréhension qu'ont les participants des cadres juridiques internationaux, régionaux et nationaux régissant les droits culturels et la protection du patrimoine culturel ;
  • examiner les menaces qui pèsent sur les droits culturels et qui découlent des conflits armés, des déplacements de population, de la marginalisation rurale, des initiatives de conservation, des activités extractives et des perturbations liées au climat ;
  • évaluer la protection des peuples autochtones, des éleveurs, des chasseurs-cueilleurs et des autres communautés rurales dont l'identité culturelle et la survie sont étroitement liées aux terres ancestrales, aux moyens de subsistance traditionnels et aux systèmes de savoirs ;
  • examiner les questions de responsabilité en cas d'attaques contre le patrimoine culturel et les droits culturels au regard du droit international des droits de l'homme, du droit international humanitaire et du droit pénal international ;
  • renforcer les compétences pratiques en matière de documentation des violations des droits culturels, d'enquête, de conservation et de gestion des preuves, ainsi que de restitution et de recouvrement ;
  • offrir une plateforme structurée permettant aux participants issus des zones et des communautés touchées de présenter leurs témoignages et de partager leurs expériences concrètes ;
  • identifier les lacunes en matière de protection sur les plans juridique, institutionnel, politique, opérationnel et communautaire ;
  • favoriser la coopération entre les pouvoirs publics, les institutions judiciaires, les universités, la société civile, les organismes chargés du patrimoine culturel et les communautés concernées ; et
  • formuler des recommandations concrètes en matière de réforme des politiques, de renforcement des institutions, de formation future, de recherche et de coopération régionale.

Programme et méthodologie

Cet atelier associera :

  • des exposés de fond présentés par d’éminents experts internationaux et africains ;
  • des discussions interactives et des études de cas comparatives ;
  • des témoignages recueillis auprès des participants sur les conditions de vie dans les zones touchées par les conflits et les communautés rurales ;
  • recueil des difficultés rencontrées, des bonnes pratiques et des réponses apportées par les communautés ;
  • des groupes de travail interdisciplinaires ;
  • l'élaboration et l'adoption de recommandations pratiques ; et
  • visites pédagogiques à la Mécanisme international résiduel des Nations Unies pour les tribunaux pénaux, le Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, et le Cour de justice de l'Afrique de l'Est.

Les rapporteurs consigneront les expériences, les défis, les bonnes pratiques et les recommandations issues de l'atelier. Ces contributions seront regroupées dans le rapport final Rapport et recommandations de l'atelier, permettant ainsi à cet atelier de servir à la fois de programme de renforcement des capacités et d’exercice continental de bilan et de consultation.

Qui peut postuler ?

Les candidatures de candidats africains possédant les qualifications requises sont les bienvenues, en particulier :

  • les juristes et fonctionnaires des ministères chargés de la justice, de la culture, des affaires étrangères, des collectivités locales, de l'aménagement du territoire, de l'environnement et des affaires autochtones ou communautaires ;
  • les juges, les magistrats, les procureurs et les autres fonctionnaires de justice ;
  • les parlementaires et les conseillers juridiques ou politiques des parlementaires ;
  • les responsables du secteur de la sécurité dont les attributions concernent la protection des civils, des biens culturels ou des communautés en situation d'urgence ;
  • universitaires et chercheurs spécialisés en droit, en études culturelles, en anthropologie, en histoire, en archéologie, en patrimoine, en études sur les conflits, en consolidation de la paix ou dans des disciplines connexes ;
  • des représentants d'organisations de la société civile et de défense des droits de l'homme ;
  • les professionnels travaillant dans les musées, les archives, les institutions culturelles et les organismes de protection du patrimoine ;
  • des représentants d'organisations internationales et régionales ;
  • les responsables communautaires et les représentants des peuples autochtones, des éleveurs, des chasseurs-cueilleurs et d’autres communautés rurales ; et
  • des professionnels ayant une expérience directe dans le recensement ou la gestion des attaques contre le patrimoine culturel et les droits culturels.

Une attention particulière sera accordée aux candidats justifiant d'une expérience académique ou pratique avérée dans les domaines suivants : les zones touchées par la guerre, les déplacements forcés, le patrimoine culturel menacé, les communautés rurales, les peuples autochtones ou d’autres communautés dont les droits culturels sont gravement menacés.

Les candidats doivent être disponibles pour participer pleinement à l'intégralité du programme, d'une durée de cinq jours.

Soutien financier

La participation à l'atelier est entièrement financé pour les participants sélectionnés. L'Institut africain de droit international prendra en charge :

  • un billet d'avion aller-retour en classe économique à destination et au départ d'Arusha ;
  • l'hébergement à l'hôtel pendant toute la durée de l'atelier ;
  • les repas pendant le programme ;
  • les transferts depuis l'aéroport et les déplacements locaux nécessaires à Arusha ; et
  • les frais liés à la participation à l'atelier et aux visites d'établissements prévues.

Une aide financière ne sera accordée qu’aux candidats officiellement sélectionnés et invités par l’Institut. Les candidats sont donc priés de ne pas organiser leur voyage avant d’avoir reçu une invitation officielle et des instructions complémentaires de la part de l’AIIL.

Conditions de candidature

Les candidats doivent fournir :

  1. un curriculum vitae à jour ;
  2. une brève lettre de motivation expliquant leur intérêt pour l'atelier et en quoi celui-ci s'inscrit dans le cadre de leur activité professionnelle, universitaire ou associative ;
  3. une description concise de leur expérience universitaire ou pratique pertinente, notamment en ce qui concerne les zones touchées par des conflits, les communautés rurales, les peuples autochtones, le patrimoine culturel ou la protection des droits culturels ;
  4. leur affiliation institutionnelle actuelle et leur fonction ;
  5. leur pays de nationalité et leur pays de résidence ; et
  6. la confirmation de leur disponibilité pour participer à l'intégralité de l'atelier qui se tiendra à Arusha du 12 au 16 octobre 2026.

Les candidats disposant d'une expérience directe sur le terrain ou au sein d'une communauté sont invités à préciser la situation particulière, la communauté concernée ou la pratique institutionnelle qu'ils seraient prêts à présenter lors des séances de témoignages et de partage d'expériences animées par les participants.

Processus de sélection

La sélection se fera sur une base concurrentielle et reposera principalement sur :

  • la pertinence de l'expérience professionnelle, universitaire ou associative du candidat ;
  • un engagement avéré en faveur des droits culturels, du patrimoine culturel, des conflits armés, des déplacements de population, des communautés rurales ou des peuples autochtones ;
  • la capacité du candidat à apporter une contribution substantielle aux débats et aux recommandations de l'atelier ;
  • l'intérêt concret de l'expérience du candidat pour le partage des connaissances à l'échelle continentale ; et
  • la nécessité de garantir une diversité géographique, linguistique, professionnelle, institutionnelle et en matière de genre.

Le dépôt d'une candidature ne garantit pas automatiquement la sélection. Seuls les candidats dont le profil correspond étroitement aux objectifs et à la spécificité de l'atelier seront invités.

Envoi et date limite

Les candidatures doivent être envoyées par e-mail à l'adresse suivante :

[email protected]

L'objet du message doit être le suivant :

Candidature – Atelier sur les droits culturels 2026

Le dossier de candidature complet doit nous parvenir au plus tard le :

Mercredi 9 septembre 2026, à midi (heure d'Afrique de l'Est)

Les candidatures reçues après la date limite ou ne comportant pas tous les documents requis pourraient ne pas être prises en compte.